Niyama respect de soi

Niyama le respect de soi

Après avoir compris qu’il est important de respecter les autres (Yama), Patanjali nous parle de Niyama le respect de soi. Le concept est vraiment très important car c’est toujours de soi que peut partir tout changement.

Yoga Sutras

Dans le Yoga Sutras, Niyama, deuxième membre du Yoga, est cité, dans le chapitre 2 à l’aphorisme 29, puis les 5 points le composant à l’aphorisme 32. Les 2 aphorismes suivant mettent en garde par rapport au mental et à la violence, rappel des causes de souffrance au passage.

Puis de l’aphorisme 40 à 42 Niyama est expliqué plus en détail.

Place des sutras

Il est important de noter que Patanjali préfère citer Yama et Niyama l’un après l’autre. Ensuite il explique chaque partie l’une après l’autre (commençant par Yama bien entendu).

C’est peut être tout simplement parce qu’il voulait nous préciser que les deux membres doivent être considérés comme indissociables.

Yama sur le site

2eme membre du Yoga : Niyama

Dans le mot Niyama, qu’y a t’il ? Ce mot est composé du nom du premier membre avec un « Ni » devant. En sanscrit, il est important de noter que ce préfixe est en rapport avec l’idée de cessation, de fin.

Qu’est ce qui peut bien finir ici après l’idée du respect des autres ? Il peut, tout simplement, rappeler qu’il faut faire cesser le respect des autres si c’est au détriment du sien, oui ?

Niyama respect de soi

Pour vivre ce respect, Patanjali va nous donner 5 points importants qu’il faut comprendre pour y arriver :

  • Shaucha
  • Samtosha
  • Tapah
  • Svadhyaya
  • Ishvara pranidhana

Alors, allons y, prenons le temps de voir chaque points un à un pour comprendre son idée (c’est vrai que les mots en sanscrit sont loin d’être parlants pour tous).

Shaucha : la clarté

Pour commencer cette quête du respect de soi, quoi de mieux de commencer par la clarté ? Mais, quel genre de clarté devons-vous avoir ?

Rappelons qu’elle se situe à plusieurs niveaux, le plus simple étant au plan physique : être propre. Oui, c’est peut être simpliste mais cela aide à se sentir bien. Ici, par exemple , imaginez-vous après une journée de travail et un bon bain pour vous détendre, cela fait du bien, oui ?

Important : l’honnêteté qui est une autre propreté importante pour nos corps. Le fait de pouvoir être en paix avec soi en ayant fait ce qu’il faut. Que vais je imaginer ? En effet, le fait d’avoir rendu un portefeuille qui est tombé juste devant nous à son propriétaire, se sentir bien de l’avoir fait.

A ces deux idées, nous pourrions donner un bon nombre d’exemple de propretés diverses, l’idée principale est d’éviter l’encombrement physique, psychologique ou mental.

Samtosha : satisfaction

Avec cette propreté que nous avons, quoi de mieux que d’être dans le contentement ? La simple satisfaction de ce que nous avons. En réalité, loin d’être de la fatalité, seulement savoir se satisfaire de ce que nous avons, cela vous parle ?

Par exemple : j’ai un ordinateur que je dois avoir depuis plus de 5 ans, Il a été acheté d’occasion, pour un ordinateur c’est vieux. Par contre il me permet d’avoir ce dont j’ai besoin, que demander de plus ?

Attention

En revanche, le contentement est l’inverse de se couper de tous désirs, de toutes envies, c’est profiter de ce que nous avons, un peu l’inverse de notre société de surconsommation.

Tapah : pratique

Je préfère utiliser le mot pratique que discipline. En effet l’idée de pratiquer est celle de faire les choses, de faire ce que nous pouvons selon nos moyens qui sont différents pour chaque personne.

Le côté discipline, même si l’idée de renouveler l’expérience pour avancer me plait, enferme en obligeant plus que proposant. C’est important de savoir que nous avons le choix, le libre arbitre. La pratique doit être posée en fonction de qui est voulu, ce qu’il est possible de faire et doit rester dans le bien être.

Le conseil de deux postures de Yoga pour une personne (durée 5 minutes) peut être préférable à une séance complète qui ne pourra pas être effectuée. Les 5 minutes peuvent se transformer en plus, surtout en restant dans le plaisir.

Svadhyaya : la paix

Après la pratique, se trouver plus proche de soi, après l’effort posé, revenons nous au premier point : la clarté ? Je penche plus pour une sorte d’état de paix avec tout ce qui nous entoure et nous-même (avec une bonne compréhension).

Nous savons ce qui nous entoure et ce que nous pouvons attendre sans souffrir. Comme exemple : je sais ce que je peux attendre de ma famille en le vivant bien.

Ishvara pranidhana : l’abandon

Comme nous sommes en paix, il suffit de s’abandonner au fait d’être bien. Certains pourraient parler de Dieu, je préfère parler d’un état d’unité avec notre être profond.

Alors nous avons la capacité de pouvoir nous abandonner au bien être tout en étant conscient de qui nous sommes et ce que les autres sont. L’expérience de symbiose est alors totale avec tout.

Pour exemple, je passe un bon moment avec ma compagne au restaurant profitant du repas, de sa présence et de ma présence qui est réelle avec elle (je vis pleinement et entièrement ce moment).

Niyama respect de soi

Je parle de respect de soi, je pourrais aussi parler de chemin vers soi pour être bien. C’est ce que Patanjali nous offre dans sa partie concernant Niyama. Il nous invite à nous reconnecter à nous-même par des moyens simples et efficace sans fioritures, simplement être soi, oui ?

Vous vous doutez bien que les autres membres du Yoga permettent d’aller plus loin encore dans Yama et Niyama et trouver ce fameux équilibre de lâcher prise, oui ?