Yama : respect des autres

Yama respect des autres

Le respect des autres, c’est vrai que c’est une manière de traduire le concept de Yama. C’est un concept important à développer, surtout dans notre monde qui devient de plus en plus individualiste.

Yoga Sutras

Je vous ai déjà parlé de Yoga Sutras, texte de référence. Yama est mentionné dans le chapitre 2. D’abord une mention à l’aphorisme 29, puis les 5 points le composant dans l’aphorisme 30. Eu sus, un petit laïus à l’aphorisme 31 rappelant l’intemporalité du concept avec son application en tout lieu et tout instant.

Puis de l’aphorisme 35 à 39, une explication détaillée de Yama.

Place des sutras pour Yama

Il est important de noter que Patanjali préfère citer Yama et Niyama l’un après l’autre. Ensuite il explique chaque partie l’une après l’autre (commençant par Yama bien entendu).

C’est peut être tout simplement parce qu’il voulait nous préciser que les deux membres doivent être considérés comme indissociables.

1er membre du Yoga : Yama

Comprenons le bien, le premier membre du Yoga indique un chemin qu’il est important de prendre pour aller vers soi, lâcher prise en prenant en considération les autres.

Yama respect des autres

Nous avons donc 5 choses importantes à respecter pour le travail concernant le respect des autres, je vous donne les noms en sanskrit :

  • Ahimsa
  • Satya
  • Asteya
  • Brahmacharya
  • Aparigraha

Et maintenant, une description de chaque partie pour bien comprendre l’idée de Patanjali.

Ahimsa : la non violence

La non violence, comprendre le fait de refuser d’être violent. C’est en rapport avec les autres et aussi envers nous-même. L’absence de violence envers autrui demande toujours de faire attention à soi et se respecter.

Ce concept est assez facile à comprendre, plus difficile à mettre en œuvre. Quand commence le respect de l’autre en rapport à soi ? C’est des fois un réel dilemme.

Satya : la vérité

C’est là que la vérité apparait : important d’être vrai dans les relations aux autres. Que cela soit en parole, en acte ou en pensée, il est important de le poser. Bien entendu, se pose la question de savoir ce qu’il est judicieux de dire ou pas.

Je vais parler des passoires de Socrate : est-ce que ce que je vais dire ou faire est vrai, est-ce que ce qui dit ou fais est bon envers la personne, est-ce que ce que je dis ou fais est utile pour la personne ?

Effectivement cela peut aider, sans pour autant que cela soit facile à poser à chaque fois. En effet la vie est un éternel champ d’expérience, difficile de faire juste à tous les coups (faire au mieux avant tout).

Asteya : le Désintéressement

Si nous sommes vrai, le désintéressement se pose, le fait d’éviter de convoiter, cela concerne ce que nous voudrions et que d’autres ont. Il faut éviter le : je suis prêt à tout pour posséder une chose.

Bien entendu, en plus des possessions matérielles, il peut s’agir de concepts, d’idées, de choses immatérielles. Dans d’autres cas, il peut même s’agir de personnes.

L’important est de vouloir ce qui nous est nécessaire, sans être possédé par une idée d’avoir à tout prix car c’est alors dangereux. Avec ce genre d’action il est possible de se perdre complètement dans l’objet de désir et perdre ses repaires de vie.

A cela, ajoutons que dans certaines traductions du mot, il apparaît le fait de ne pas voler (c’est l’extrême du cas de vouloir à tout prix).

Brahmacharya : la modération

Le désintéressement amène à la modération, il faut trouver son juste milieu dans ce que nous voulons : éviter les excès d’une vie. Le but est d’être bien, est-ce possible si nous sommes excessif dans tout ? Si j’en fais trop, mon énergie est-elle bien dirigée ? Si je n’en fais pas assez, est-ce bien ?

L’important est de réellement vivre. Si je bois un peu plus un soir, j’ai le droit, si je bois tous les soirs, ne suis-je pas dans l’excès ?

Certaines traductions de textes nous parlent de chasteté, de célibat qui sont, à mon avis, des idées assez extrêmes, surtout de notre temps.

Aparigraha : le nécessaire simplement

Ce qui nous amène au nécessaire simplement, ni trop peu, ni trop. Il est important de se détacher des choses matérielles. Le fait de vouloir sans cesse sans pouvoir s’arrêter, en plus d’être une addiction, est-ce utile pour nous ?

Le plus, toujours plus, encore plus, le mieux est de préférer ce qui nous est utile et éviter le trop ou le pas assez. En effet, il est important de recadrer ce nécessaire si possible.

Le tout est de comprendre ce qui est primordial pour nous.

Yama respect des autres

Enfin, pour conclure, Yama est une chose importante à poser : le rapport aux autres en osant être soi et en respectant autrui.

En effet, c’est loin d’être facile, cependant les axes qui sont proposés peuvent nous aider, partant ?